
La première check-list concerne les opérations courantes. Elle permet de s’assurer que toutes les pièces justificatives et écritures nécessaires, sont bien enregistrées avant de passer aux étapes de contrôle :
- Le traitement des factures fournisseurs :comptabiliser toutes les factures, les associer avec les bons de commande et les livraisons, et les imputer dans les bons comptes.
- La facturation clients : justifier et enregistrer la facture de toutes les prestations effectuées ou marchandises livrées.
- La gestion des immobilisations :mettre à jour le registre des immobilisations, calculer les amortissements et vérifier les cessions ou mises au rebut.
- Le suivi de trésorerie : finaliser les rapprochements bancaires, incluant les opérations en cours, les chèques non débités ou les encaissements non comptabilisés.
- Les stocks : réaliser un inventaire physique ou théorique, analyser les écarts et enregistrer les dépréciations éventuelles.
Cette première check-list garantit que toutes les données de base sont complètes, cohérentes et prêtes pour le contrôle.
Une fois les écritures enregistrées, il est nécessaire de vérifier la qualité des informations grâce à une check-list dédiée au contrôle interne :
- La cohérence entre les soldes comptables et les documents externes : contrôler les confirmations bancaires, les relevés des organismes sociaux, les attestations d’assurances, les contrats de prêts ou encore, les relevés fournisseurs et clients ;
- Les comptes tiers : justifier les soldes clients et fournisseurs et approfondir les comptes présentant un solde atypique ou ancien ;
- Les charges et produits récurrents :vérifier les abonnements, loyers, contrats de maintenance, assurances ou prestations régulières, pour éviter les erreurs ou doublons.
- Les écritures manuelles : vérifier, documenter et faire valider par une personne habilitée, les écritures exceptionnelles, comme les provisions, régularisations ou corrections.
- La revue analytique : analyser les variations significatives, par rapport aux périodes précédentes, pour détecter les anomalies éventuelles.
Cette check-list vise à garantir que les comptes sont fiables, justes et conformes aux procédures internes.
La troisième check-list concerne les obligations fiscales et réglementaires qui découlent de la clôture comptable. Elle est essentielle pour assurer la conformité de l’entreprise et éviter les redressements :
- TVA et taxes diverses : s’assurer que toutes les déclarations périodiques ont bien été soumises, que les proratas éventuels sont appliqués et que les régularisations de fin d’année sont prises en compte.
- Impôts sur les sociétés (IS) :vérifier et documenter les calculs des acomptes, des déficits reportables, des crédits d’impôt et des provisions pour impôts
- Taxes spécifiques : anticiper et comptabiliser la taxe sur les salaires, CVAE, CFE, taxe sur les véhicules de société, etc.
- Liasses fiscales et annexes :préparer les états financiers pour l’établissement de la liasse, incluant les tableaux obligatoires et les annexes explicatives.
- Archivage réglementaire : vérifier la conservation des documents obligatoires et le respect des délais légaux.
Ces trois check-lists —opérationnelle, contrôle interne et fiscale — constituent une base solide pour réussir une clôture comptable sereine et efficace. Elles offrent un cadre structuré, réduisent les risques d’erreur et permettent de gagner un temps précieux, lors de la préparation des états financiers. En les appliquant rigoureusement, l’entreprise garantit la fiabilité de sa comptabilité et la conformité de son exercice, tout en facilitant le travail des équipes comptables et des auditeurs.
Date : 06/01/2026
Designed by Freepik