logo-adandco
Je m’abonne à la newsletter Ad and Co :
Nom de Marque - Comment le choisir et bien le protéger

Nom de Marque - Comment le choisir et bien le protéger

Publié le 05-05-2020
Tips Business Entreprise Franchise Entrepreneur Micro-entreprise

Véritable outil pour communiquer et vendre, le nom de marque mérite d’être déterminé après une longue réflexion, puis d’être solidement protégé afin d’éviter les plagiats ou la concurrence déloyale. Comment trouver un terme — ou une suite de mots — pour vous représenter ? Comment vous assurer que cette dénomination n’est pas déjà utilisée ? Quels sont les moyens à disposition pour protéger votre nom commercial ?

Réunion, étude de la concurrence, générateur de nom : comment procéder ?

Le nom de marque peut être différent de la dénomination sociale de l’entreprise : on le crée pour valoriser un produit ou service, il s’agit d’un authentique argument commercial qui doit faciliter votre développement ! De ce point de vue, on comprend rapidement qu’il ne faut pas improviser au moment de choisir ce nom… Mais quels sont les outils à disposition pour y parvenir ?

Mutualiser toutes les compétences de l’entreprise

Qui, mieux que les personnes travaillant chaque jour pour votre marque, peut trouver le ou les mot(s) pour la représenter ? Même si vous n’en êtes qu’au stade de la création, que votre marque reste un prototype et qu’elle n’a pas encore été dévoilée au grand public, vos collaborateurs demeurent les mieux placés pour réfléchir au nom commercial.

On conseille donc de réunir tous les profils impliqués dans le projet, et pourquoi pas de laisser chacun exprimer ses idées, de les noter sur un grand tableau, et d’avancer méthodiquement en supprimant les solutions trop fantaisistes ou inadaptées, tout en valorisant celles qui se rapprochent du nom tant recherché…

Analyser le marché

Impossible de trouver un nom de marque sans avoir déjà une bonne connaissance des concurrents potentiels. Ici, les recherches sont surtout utiles pour voir les tendances, mais aussi pour identifier les cibles des concurrents, qui pourraient être similaires aux vôtres. Par la suite, il est toujours plus simple de réfléchir à un nom commercial quand on sait précisément à qui on s’adresse (critères démographiques, culturels, économiques, etc.).

De plus, il est naturellement indispensable de regarder ce qui se fait dans le même univers, pour ne pas prendre une idée déjà présente ailleurs. Vous ne pouvez pas arriver sur le marché avec un nom similaire à celui de votre concurrent. Il faut donc lister les existants afin de s’éloigner de ces marques publiques, et d’éviter toute confusion potentielle.

Profiter des outils à disposition

Si vous êtes vraiment en panne d’inspiration au moment de trouver un nom commercial, vous pouvez tenter d’utiliser les quelques outils spécifiquement pensés à cet effet. Il existe plusieurs « générateurs de noms », et l’on murmure souvent que certains grands de ce monde pourraient parfois les solliciter… Pourquoi pas vous ?

Naturellement, il ne faut pas prendre au sérieux toutes les propositions formulées par ces outils. Il s’agit cependant d’une aide dont il serait dommage de se priver, sachant que certains, comme Panabee, interrogent également les réseaux sociaux (Twitter, Instagram, Facebook et Tumblr) afin de vérifier qu’une page n’existe pas avec le nom proposé. D’autres outils comme Nomino peuvent aussi être testés !

Les étapes pour protéger un nom commercial

Vous avez enfin trouvé un nom commercial à la fois mémorisable, court, audible, facile à prononcer, évocateur et encore disponible pour votre marque. Après avoir vérifié qu’il est bien conforme à la loi (par exemple, on ne peut pas utiliser les lettres « bio » sur n’importe quel produit alimentaire), il faut mettre en place l’enregistrement et la protection du nom, afin d’être couvert par les droits de la propriété intellectuelle, car un nom de marque a aussi une valeur économique !

 

S’assurer que le nom est bien conforme et disponible

Au moment de chercher un nom pour votre marque, vous avez déjà très certainement vérifié que le mot n’est pas utilisé par un concurrent. Toutefois, avant de passer au dépôt, il est impératif de réaliser un contrôle plus minutieux. Pour cela, la meilleure solution reste de solliciter un conseiller spécialiste en droit de la propriété intellectuelle, qui saura vous aiguiller dans toutes les démarches à suivre.

Outre la disponibilité du nom, on va s’assurer que le terme ne risque pas d’être trompeur ou qu’il ne porte pas atteinte à une quelconque autre personne (physique ou morale). De nombreuses jurisprudences existent en la matière : une entreprise dans le négoce alimentaire avait choisi champagnecereales.com comme nom de domaine, alors même qu’une coopérative nommée « Champagne Céréales » avait déjà existé auparavant. Lors de ce procès qui a eu lieu à Versailles en 1998, on a estimé qu’il y avait eu usurpation de dénomination sociale. Il faut donc veiller, même sur le nom de domaine, à choisir une appellation totalement unique et légale — d’où l’importance de demander l’aide d’un expert.

 

Déposer le nom à l’INPI

Pour inscrire officiellement le nom d’une marque et le protéger avec le droit de la propriété intellectuelle, l’étape du dépôt à l’INPI est incontournable. On commence généralement par une recherche de similarité dans les bases de l’INPI, qui est facturée 10 à 80 €, selon le nombre de classes sur lequel on se place (utilisez la classification de Nice pour connaître votre nombre de classes).

Par la suite, vous pouvez choisir entre un dépôt en ligne ou un dépôt papier. La première démarche, entièrement dématérialisée, est l’alternative la plus souvent mobilisée, elle coûte 210 €. Si vous passez par le format papier classique, il faudra compter 250 €. Ces tarifs s’appliquent pour tout dépôt concernant 1 à 3 classes. Puis, on ajoute 42 € par classe supplémentaire.

Le dépôt du nom de marque est-il suffisant ?

Première étape incontournable pour protéger un nom commercial, le dépôt du nom de marque est un processus qu’il ne faut dans aucun cas négliger. Toutefois, n’oubliez pas que cette première démarche n’est pas forcément suffisante pour couvrir toutes vos inventions et vous assurer d’éviter tout plagiat.

En effet, notez que l’INPI peut aussi prendre en charge un dépôt de logo, de maquette, de concept et même une simple idée ! Contre toute attente, il ne faut donc pas attendre d’avoir un brevet à obtenir pour soumettre ses innovations à l’INPI, institut qui couvre tout le champ de la propriété intellectuelle.

 

Lorsque qu'Ad and Co intervient sur la partie Communication de ses clients, nous faisons en 1er lieu une recherche sur la disponibilité du nom ce qui évite bien souvent de mauvaises surprises à nos clients.
commentaires
 

Soyez le premier à commenter cet article !

autres articles

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez que nous utilisions des cookies pour mesurer l'audience de notre site. Pour en savoir plus et paramétrer vos cookies, cliquez ici.

J'accepte